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Affichage des articles associés au libellé Guantanamo Bay

2001-2026, vingt-cinq ans de « guerre mondiale contre le terrorisme », le nouveau nom du colonialisme occidental

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  De l’Afghanistan à l’Iran, de Guantanamo à Maduro. Pas de fin en vue ? Ce qui s’est passé en 2001 relève de la préhistoire pour un jeune d’aujourd’hui, âgé de vingt ou trente ans. On ne peut pas en vouloir aux jeunes : ils ont déjà assez de mal à gérer la situation actuelle et le flot d’informations qui les submerge. Nos dirigeants leur ont également appris que les guerres à l’étranger – qu’ils appellent généralement des « conflits » – dans lesquelles l’Occident impérialiste est directement ou indirectement impliqué, ne doivent surtout pas être importées chez nous ; le prix de l’essence à la pompe et la sécurité du retour de nos touristes depuis les zones de guerre, voilà ce qui, pour nos médias, doit retenir notre attention. Pour le reste, nous ne pouvons rien y faire de toute façon.   Qui parle encore de la guerre contre l’Afghanistan qui a commencé il y a vingt-cinq ans, de la guerre contre l’Irak qui a suivi, chacune ayant fait des centaines de milliers de morts ? O...

Avec Trump, le camp de torture de Guantanamo deviendra une prison pour 30 000 migrants

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 Le 11 janvier 2002, il y a exactement vingt-trois ans, George W. Bush, le président des États-Unis, ouvre le camp de prisonniers pour terroristes présumés sur la base militaire de Guantanamo Bay. Comme c'est le cas depuis des années, cet anniversaire de la prison la plus controversée au monde a été complètement ignoré, à l'exception de quelques militants, tels que les membres du comité Free Assange Belgique (1) Maintenant qu'il ne reste plus que quinze prisonniers (sur 790 à l'origine) à Guantanamo, le camp ne fait plus du tout parler de lui. À tort. Avant-poste du fascisme moderne La prison de Guantanamo Bay a été créée en dehors du territoire américain, sur l'île de Cuba, dans une zone sous occupation militaire américaine. Depuis la révolution de 1959, Cuba réclame en vain la restitution de cette partie de son territoire. L'installation à Cuba d'un camp de prisonniers pour des centaines de musulmans proclamait au monde que Guantanamo était une const...

Close Guantanamo au Parlement européen, Bruxelles 28 septembre 2023

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  Ils sont là, quatre anciens prisonniers de Guantanamo : Lakhtar Boumedienne , Mansour Adayfi, Moazzam Begg et Moussa Zemmouri, avec l'aumônier musulman James Yee. Ce dernier a été poursuivi et mis en prison pour avoir dénoncé la torture à Guantanamo dont il a été témoin.  Discours impressionnants et émouvants de Mansoor Adayfi, Moazzam Begg et Lakhdar Boumediene, des avocats Alka Pradhan et Beth Jacob, de la rapporteuse spéciale de l'ONU Fionnuala Ní Aoláin, de Valerie Lucznikowska des Familles du 11 septembre pour des lendemains pacifiques, de l'ancien aumônier musulman James Yee et de Andy Worthington.  Ils/elles ont lancé un appel aux parlementaires européens à exiger la fermeture de Guantanamo.  Ils/elles ont témoigné sur le programme de torture de la CIA, sur l'absence systématique de soins de santé adéquats à Guantanamo tout au long de son histoire. Ils/elles ont appelé les pays européens d'accueillir les 16 hommes dont la libération a été approuvée, e...

Julian Assange, la guerre et le goulag américain (partie 1)

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La décision de la Cour suprême de Londres du 10 décembre 2021 n'a pas surpris. Sur la base des garanties américaines, deux juges ont annulé le verdict d'un tribunal inférieur qui empêchait l'extradition en janvier vers les États-Unis du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. La juge Vanessa Baraitser avait alors jugé que l'extradition d'Assange et son éventuel placement dans une prison à sécurité maximale (supermax) et/ou sous un régime de Mesures Administratives Spéciales (SAM) risquaient de le pousser au suicide, compte tenu de son état mental fragile. Sur l’essentiel, à savoir le droit de divulguer des documents classifiés sur le mépris de la vie humaine, la corruption, les mensonges et les innombrables crimes de guerre américains commis dans la guerre contre le terrorisme, la juge avait accepté la demande d'extradition américaine. Ce n'était donc qu'une question de report.  Sans le vouloir, le premier verdict représentait pourtant un aveu sans précé...

Julian Assange, de Amerikaanse “garanties" onder de leugendetector

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Copyright 2014, Acronyms and Slang In haar arrest van 4 januari 2021, 410 punten en 132 pagina’s lang, verwierp rechter Vanessa Baraitser het Amerikaanse verzoek om Julian Assange uit te leveren. In haar rechtvaardiging van het vonnis ging haar aandacht vrijwel uitsluitend uit naar de SAMs, de Bijzondere Administratieve Maatregelen (Special Administrative measures), die aan Julian Assange zouden kunnen worden opgelegd.  Ze baseerde zich hiervoor op de getuigenissen van SAM-gevangenen, zoals die van Ahmed Abu Khatallah (vertegenwoordigd door advocaat Eric Lewis), Abu Hamza (vertegenwoordigd door advocaat Lindsay Lewis) en ook op de getuigenis van Maureen Baird, een voormalige bewaker in de MCC-gevangenis van New York City. In de punten 308 en 309 van het arrest wees ze erop dat ze het materiaal op internet over de ADX Florence supermax-gevangenis had gelezen en in het bijzonder “The Darkest Corner”, een rapport over de SAMs uit 2017 [1] .    Dit laatste beschrijft de SAMs ...