L'état de santé des détenus dans l'affaire Belliraj se dégrade après 20 jours de grève.

Les détenus s'opposent à la séparation du dossier et considèrent l'appui des organisations et des médias aux polititiens comme une injustice supplémentaire à leur encontre.


L'état de santé de Mohamed Marwani (un des six détenus politiques dans l'affaire Belliraj) s'est détérioré après vingt jours de grève de la faim. L'état de santé des autres détenus s'est également détérioré. Ils sont en grève illimitée, tous protestant contre leurs condamnations.

Certains détenus commencent à s' évanouir, tandis que d'autres doivent maintenant se déplacer en fauteuil roulant, refusant de revenir sur la décision de faire la grève de la faim.

Un nombre de prisonniers grévistes, dont Abdelkader Belliraj, Abdelatif Bekhti, Mukhtar Lukman, Abdullah El-Rammash, Abdul Samad, Ben Nouh, Muhammad Azarki, Ahmed Khouchiâ, Jamal Albay, Abdul Ghani Chigano Bouchaib Rushdie, Abdul Rahim Abu Errida, Adel Bnaim, Samir Alleahy et Mansour Bulgdash Abdul Rahim Alnadi ont fait savoir que «la décision de grève restera maintenue jusqu'à la restauration de leurs droits qui ont été violés par la Cour de première instance et la Cour d'appel. "


Les détenus se déclarent étonnés de la manipulation injustifiable dont ont fait preuve certaines associations des droits humains et les médias pendant tout le procès, en séparant leur dossier des six détenus politiques des autres, qui n’ont eu aucun droit à la défense. Le journal ( Akhbar El yaoum ) a reçu une copie de la déclaration affirmant "l'affaire Belliraj est par excellence une affaire politique et que la période pour laquelle les détenus ont été jugés est connue comme la période du choix islamique, qui a été la cause de l'arrestation de la majorité des détenus dans cette affaire". Cette déclaration précise que «le fait de faire une distinction entre les détenus est une autre injustice qui s’ajoute à l'enlèvement, la torture, la fraude dans les dossiers." . La déclaration ajoute "Le jugement en première instance était injuste à tous les niveaux. Le jugement en appel a ajouté un autre genre d'injustice. Un assouplissement de la peine pour les soi-disant six détenus politiques témoigne d'une flagrante discrimination et séparation, d'autant plus que les procès-verbaux de la police parlent d'une unité du dossier : tous les actes pour lesquels les détenus ont été jugés auraient été planifiés et exécutés par ces mêmes politiciens entre autres ».

Les détenus ont souligné aussi que tout ces faits prouvent qu'ils ont subi une injustice quant à leurs droits juridiques, politiques et humains. Ils ont ajouté que la manière adéquate pour résoudre ce dossier est de lever l'injustice subie par l'ensemble des détenus en utilisant tous les pouvoirs et tous les moyens, d'autant plus que les faits reprochés injustement à la plupart des détenus se sont déroulés pendant les années 90. Cette période couvrait l'expérience de la justice et de la réconciliation, qui a eu pour effet d'ouvrir une nouvelle page de l'histoire politique marocaine.


Par :Hanane Bakour

Quotidien « Akhbar Alyaoum »

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