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Affichage des articles associés au libellé afghanistan

2001-2026, vingt-cinq ans de « guerre mondiale contre le terrorisme », le nouveau nom du colonialisme occidental

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  De l’Afghanistan à l’Iran, de Guantanamo à Maduro. Pas de fin en vue ? Ce qui s’est passé en 2001 relève de la préhistoire pour un jeune d’aujourd’hui, âgé de vingt ou trente ans. On ne peut pas en vouloir aux jeunes : ils ont déjà assez de mal à gérer la situation actuelle et le flot d’informations qui les submerge. Nos dirigeants leur ont également appris que les guerres à l’étranger – qu’ils appellent généralement des « conflits » – dans lesquelles l’Occident impérialiste est directement ou indirectement impliqué, ne doivent surtout pas être importées chez nous ; le prix de l’essence à la pompe et la sécurité du retour de nos touristes depuis les zones de guerre, voilà ce qui, pour nos médias, doit retenir notre attention. Pour le reste, nous ne pouvons rien y faire de toute façon.   Qui parle encore de la guerre contre l’Afghanistan qui a commencé il y a vingt-cinq ans, de la guerre contre l’Irak qui a suivi, chacune ayant fait des centaines de milliers de morts ? O...

Les victimes invisibles : quatre millions six cent mille morts de guerre depuis 2001 (part 1)

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  Les enfants de Fallujah illustration Molly Crabapple ( thenation.com) Depuis 2010, une équipe de cinquante universitaires, experts juridiques et médicaux de différentes universités, travaille dans un projet du Watson Institute for International and Public Affairs de l’université américaine, la Brown University. Ce projet codirigé par deux universitaires de Brown s’appelle Costs of War (les coûts de la guerre). L’équipe publie des rapports réguliers sur le résultat de leurs recherches sur le nombre des victimes et le coût des guerres depuis 2001.  Cette équipe a une telle autorité que le président Biden, dans son discours à la Nation prononcé le 31 août 2021, s’est servi de leurs chiffres sur le coût de la guerre en Afghanistan pour défendre sa décision de se retirer de ce pays : « Nous n'avions plus d'objectif clair dans une mission à durée indéterminée en Afghanistan, a-t-il déclaré, après des coûts que des chercheurs de l'université Brown ont estimé à plus de 300 millio...

Julian Assange et le Goulag, dans le pays le plus libre du monde

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En avril 2015, Mme Hillary Clinton a prononcé un discours à l'Université de Columbia dans lequel elle a admis ce que l'on peut lire dans n'importe quelle statistique carcérale : environ un détenu sur quatre dans le monde se trouve dans les prisons des États-Unis (US). [1]   Bien sûr, elle n'a pas eu de pensée pour Julian Assange, qui à ce moment était caché depuis trois ans à l'ambassade d'Equateur pour échapper à cette folie carcérale. Elle n'a pas non plus mentionné la peine absurde de 175 ans qu’encourt Assange encourt s'il est reconnu coupable aux États-Unis. Elle ne parlait pas de la peine de mort toujours appliquée, ni du côté le plus sombre du système pénitentiaire US : le régime des prisons de sécurité maximale (supermax) et des mesures administratives spéciales (SAM). Là encore, l'affaire Assange a levé un bout du voile : une juge anglaise a statué en janvier 2020 qu'il ne survivrait pas à une incarcération dans une prison supermax ou à ...