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Affichage des articles associés au libellé Prisons

Bravo pour la police, haro sur les détenus

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Lantin en 2016, https://www.demorgen.be/ (La violence de la prison, partie 2) Une semaine ordinaire en juillet Le jeudi 17 juillet, le personnel de la prison de Wortel s'est mis en grève pendant 24 heures pour protester contre « les problèmes de sécurité persistants, le manque d'investissements depuis des années, les caméras défectueuses et les détenus agressifs sans papiers ». (1)  Le même jour, la police a dû intervenir dans la prison de Hasselt pour transférer un détenu dans une cellule d'isolement. Peu après, selon la presse, deux gardiens ont été agressés par un détenu violent. Ils ont dû être transportés à l'hôpital et sont dans l'incapacité de travailler. À peine trois jours plus tard, le dimanche 20 juillet, le personnel de la prison de Hasselt a cessé le travail après qu'un gardien a été blessé par balle à l'extérieur de la prison. Les détenus n'ont pas été autorisés à quitter leur cellule. Toutes les activités, telles que les promenades, ont ét...

Violences sociétales, effets sur la santé et stratégies

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  J'y participe pour parler des violences carcérales et des pistes abolitionistes

La famille d’un prisonnier décédé dans une cellule d’isolement à Leuven Centraal porte plainte

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   des morts en prison Assez !  En janvier de cette année, après le cri d’alarme d’un journaliste d’investigation français, une enquête a été menée en Belgique sur les centres de soins résidentiels du groupe Orpea. Les membres des familles se plaignaient depuis plus d’un an des abus dans ces centres commerciaux et du « manque de soins de base et d’implication ». En avril 2022, une autre enquête a été lancée, cette fois sur les maltraitances en matière de garde d’enfants. Le journal Het Laatste Nieuws a placé à la une la déclaration d’une famille à propos de leur enfant maltraité : « Abus dans les gardes d’enfants : pas de témoins, pas de caméra et Arne (un an et demi) ne peut rien dire. Nous sommes donc impuissants » (1) En ce qui concerne les prisons, il n’y pas grand-chose à changer au titre de cet article : « Mort en prison: pas de témoins, pas de caméra et X ne peut plus le dire. Nous sommes donc impuissants ». C’est le sort des famill...

Isolement, cages en verre, fouilles à nu, caméra dans les toilettes, transferts sous des conditions interdites : au procès des attentats, le traitement de Nizar Trabelsi revisité

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Un procès dans les bâtiments de l’ancien siège de l’OTAN, barbelés et policiers cagoulés tout autour, loin de la ville. Dans la salle d’audience, des « box », ces cages en verre pour les accusés. Des constructions jamais vues dans une salle d'audience, ni en Belgique ni en France. C’est dans l’obsession sécuritaire que « le procès historique des attentats de Bruxelles de 2016 » a débuté.   Sous le titre « Démolissons les cages de la honte », deux avocats de la défense ont écrit :« Nous ne nous attendions pas à constater la présence de ces effroyables boîtes de verre qui devaient constituer "le banc" des accusés. Une boîte de verre, sans contact physique, à peine auditif, avec le monde extérieur, sorte d’échafaud moderne ; des justiciables, présumés innocents, enfermés comme des bêtes en cage qu’il faudrait observer espérant que le gardien ait bien verrouillé l’enclos. » . Et encore : « Ces cages de verre qui sonnent incontestablement la chronique d’un échec annoncé. Comme...

Le monde carcéral, il faut le voir pour le croire. Lettre de médecins et de membres du personnel soignant dans les prisons (Journal De Standaard DS 30 novembre 2022)

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  Les détenus dans nos prisons doivent avoir accès à des soins médicaux appropriés, écrivent quatorze professionnels du secteur. La semaine dernière, les directeurs de prison flamands se sont plaints que les droits de l'homme des détenus sont systématiquement violés (DS 25 novembre). Nous n'avons pas d'autre choix que de les rejoindre. En outre, nous pouvons comprendre le mécontentement du personnel pénitentiaire qui doit travailler dans des conditions de plus en plus difficiles et qui est en grève tous les mercredis de novembre et décembre.  Comme pour les « violations courantes des droits de l'homme » en dehors des jours de grève et le problème structurel de la surpopulation, le public ne remarque rien. Si vous êtes enfermé ou  si vous travaillez à l'intérieur, cela vous ronge. « Des pilules et de la nourriture, ce sera tout pour aujourd’hui », résume un gardien, tout seul à Saint-Gilles, à un interné. Ce qu’en pensent ou ressentent ceux qui sont en cellule, ils n...

Luk Vervaet et Ahmed Frassini à la librairie Novembre (lundi 24 octobre) : Sumud, paroles de résistance des prisonnières palestiniennes et documentaire "Après la balle de sniper" .

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Dessin Ahmed Frassini Lundi 24 octobre : Présentation par Luk Vervaet (Éditions Antidote) et Ahmed Frassini (Art Director, journaliste and interprète) de deux recueils "Sumud : Une philosophie palestinienne de la confrontation dans les prisons coloniales " de Lena Meari et "Sumud : Paroles de résistance des prisonnières palestiniennes" .   Ahmed Frassini a été prisonnier palestinien en tant qu'enfant. Il travaille actuellement dans une campagne pour récupérer les corps des prisonniers palestiniens qu’israel refuse de rendre.  Projection du documentaire d'Ahmed : " Après la balle de sniper " sur les  359 corps de détenus palestiniens qui se trouvent dans des congélateurs israéliens ou dans des tombes codés sans noms. Début de l’activité à 19H00. À la librairie Novembre, 38 rue du Fort, à 1060 Bruxelles. Cette activité a lieu dans le cadre de la  Semaine pour la libération de la Palestine (24-29 Oct. Bruxelles). Pour voir tout le programme de cette ...

Khadija Ryadi sur le livre "Ni parmi les Vivants Ni parmi les Morts, Ce qui attend Julian Assange" (Luk Vervaet)

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Khadija Ryadi (photo Afrikcom)   " Ce livre est choquant. Je n'ai pas les mots pour exprimer mon ressenti après sa lecture.  A part ce dont souffrent les détenus de Guantanamo et les détenus de couleur qui subissent généralement des mauvais traitements de nature raciste dans les prisons des USA, je n'avais pas conscience, moi la defenseure des droits humains, de l'existence de toutes ces souffrances humaines dans ce monde dit "libre" et "démocratique", et qui n'arrête pas de donner les leçons en matière de droits humains. Ma lecture de ton livre coïncide avec l'appel du "Sommet mondial des peuples" à une campagne de solidarité avec Julian Assange. Nous organiserons un sit-in devant l'ambassade de la GB à Rabat, avec les photos de Julian. Et je me suis permise d'utiliser celle qui est dans ton livre. Merci pour le livre il est super intéressant." Khadija Ryadi (ancienne présidente de l'Association marocaine ...

Anything to say? Introduction du livre « Ni parmi les vivants, ni parmi les morts, Ce qui attend Julian Assange » par Luk Vervaet (Éditions Antidote)

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Anything to say? est un projet artistique de 2013 de l’artiste italien Davide Domino et du journaliste Charles Glass. Julian Assange, Chelsea Manning et Edward Snowden en bronze grandeur nature sont debout sur trois chaises. Les bras le long du corps, ils regardent un public imaginaire. À côté d’eux, une chaise vide, invitation ouverte au public à y monter. En janvier 2020, les sculptures étaient à Bruxelles, Place de la Monnaie, rebaptisée Place Julian Assange. Au nom du Comité Free Ali Aarrass, j’y ai lu un message de solidarité sous le thème : Julian Assange, Chelsea Manning, Edward Snowden, nous vous sommes tous redevables ! Ainsi je rejoignais les centaines de personnes à travers l’Europe qui se sont exprimées pour dénoncer l’affaire Assange, appelée par plusieurs parlementaires et journalistes comme une farce à la Dickens ou comme l’affaire Dreyfus de notre temps. Par cet essai, je remonte sur la chaise vide. Avec un sentiment de gratitude et de respect pour le travail accompli p...

Julian Assange et le Goulag, dans le pays le plus libre du monde

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En avril 2015, Mme Hillary Clinton a prononcé un discours à l'Université de Columbia dans lequel elle a admis ce que l'on peut lire dans n'importe quelle statistique carcérale : environ un détenu sur quatre dans le monde se trouve dans les prisons des États-Unis (US). [1]   Bien sûr, elle n'a pas eu de pensée pour Julian Assange, qui à ce moment était caché depuis trois ans à l'ambassade d'Equateur pour échapper à cette folie carcérale. Elle n'a pas non plus mentionné la peine absurde de 175 ans qu’encourt Assange encourt s'il est reconnu coupable aux États-Unis. Elle ne parlait pas de la peine de mort toujours appliquée, ni du côté le plus sombre du système pénitentiaire US : le régime des prisons de sécurité maximale (supermax) et des mesures administratives spéciales (SAM). Là encore, l'affaire Assange a levé un bout du voile : une juge anglaise a statué en janvier 2020 qu'il ne survivrait pas à une incarcération dans une prison supermax ou à ...