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Affichage des articles associés au libellé Déchéance de la nationalité

Mawda, qui a appuyé sur la gâchette ?

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   — © AP Photo/Kirsty Wigglesworth Fallait-il une peine plus sévère pour le policier qui a tué Mawda ?  Je pense que pour lui, comme pour n’importe quel être humain, vivre le restant de ses jours avec la mort d’une petite fille sur la conscience est déjà une chose terrible et une peine en soi. Je crois le policier quand il a déclaré « Si j’avais le pouvoir de remonter le temps. La mort d’un enfant c’est insupportable… La maman de Mawda m’a demandé ce que je ressentirais si je perdais un enfant. Je serais dévasté comme vous. Jamais je n’ai voulu ce qui s’est passé ». Je m’oppose encore plus à ceux qui trouvent que ce n’est pas le policier mais les parents meurtris de Mawda qui devaient être punis. Ou encore le chauffeur ou le passeur.  Dans notre société néo-libérale, tout est ramené à la responsabilité individuelle.  Tout se concentre sur le rôle d’un individu dans un incident précis : les individus responsables dans un drame particulier doivent être punis. Pun...

De onthoofding van een leraar in Frankrijk en de kinderen van de haat

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Op 16 october 2020 werd in Parijs een leraar vermoord, onthoofd. De daad is beangstigend en verschrikkelijk, de woorden om het te beschrijven zijn het evenzeer. Een moord gepleegd met een mes, met blote handen, niet zomaar op een passant, maar op een leraar, raakt opzettelijk onze verbeelding, meer nog dan een moord gepleegd vanop een afstand, met een geweer of met een drone. Ze roept een beeld van het verleden op, van barbaarse en primitieve tijden, waarvan we dachten dat ze lang voorbij waren.  Toch ontdekken we deze gruwel niet voor het eerst.  We zagen het in Syrië, we zagen het in Groot-Brittannië. De moord op de Franse leraar brachten me de beelden van de Woolwich attack bij Londen in herinnering. Op 22 mei 2013 vermoordden twee jonge mannen, Michael Adebolajo (28) en Michael Adebowale (22) van Nigeriaanse origine, er de soldaat Lee Rigby (25) met een slagersmes en probeerden ze hem vervolgens te onthoofden. Als wraak voor de oorlog tegen de moslims in Irak, verklaarden...

« Retourne dans ton pays », de la violence symbolique à la violence physique

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Cette remarque raciste et humiliante, beaucoup de mes ami-e-s non-blancs, nés en Belgique, ont dû l’entendre de la part de racistes blancs. Elle fait partie de la violence symbolique, journalière dont sont victimes les personnes de couleur dans les quartiers populaires. Comment lutter contre ça ? Par une plainte sur base de la loi contre le racisme ?  Ou en s’imposant, en allant plus loin dans la réflexion et l’action sur ce qu’il faut changer pour que ça cesse, en développant la solidarité avec celles et ceux qui ne sont pas victimes que d’une violence symbolique, mais pour qui le renvoi « chez eux » est une réalité physique et violente. Il nous faudra nous attaquer à un système, qui crée, encourage, rend possible et protège les remarques racistes. Ce système envoie le message à la société que nos concitoyens d’origine immigrée, binationaux, ne sont pas des Belges à part entière. Qu’on peut leur retirer la nationalité belge. Qu’on peut les expulser quand ils sortent de prison et l...

Covid-19 et binationaux : le racisme d’État, sans masque

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Devant le palais de justice à Bruxelles, janvier 2016  Pendant douze années, manifestations, pétitions, grèves de la faim, conférences, procédures en justice nationales et internationales, livres, bandes dessinées, chœur, etc. ont rythmé un combat sans relâche pour qu'Ali Aarrass soit considéré comme un citoyen belge et protégé en tant que tel par la Belgique. Et non comme un citoyen de seconde zone,  sous prétexte qu'il possède la double nationalité belgo-marocaine. Tout était là, avec Ali Aarrass, pour que la Belgique intervienne sans délai : il s'agissait d'un homme innocent (innocenté par le juge espagnol Balthazar Garzon), torturé (torture confirmée par Jan Mendez, le rapporteur de l'ONU), extradé par l'Espagne (contre l'avis du Comité des droits de l'homme). Il s'agissait d'un homme qui a fait sa vie en Belgique, il y a fait ses études, il y a travaillé et fait son service militaire, il s'y est marié, il y a ses attaches familial...

« La déchéance de la nationalité est une mesure fasciste », Rudi Vervoort, PS, ministre-président de la Région Bruxelloise. (Malika El Aroud – deuxième partie)

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Rudi Vervoort (photo Le dépêche du nord Maroc) Le 28 janvier 2015, le ministre président de la Région bruxelloise, Rudi Vervoort (PS), comparait la déchéance de la nationalité belge des binationaux condamnés pour des faits de terrorisme à une mesure du régime nazi.  Rudi Vervoort affirmait :  « La déchéance de nationalité, cela a toujours été une arme utilisée par les régimes extrêmes. Quand on voit Auschwitz, quand on voit que dans l'Allemagne hitlérienne, les premières lois qui ont été votées, ce sont les déchéances de nationalité pour les Juifs … » . Et encore : « La déchéance de nationalité, c’est une recette qui a été utilisée par les Allemands pour considérer que les Juifs n’étaient pas des citoyens à part entière. Le régime de Vichy a fait la même chose: les lois d’exception de Vichy, c’était aussi la déchéance de nationalité des Juifs français à qui on retirait tous leurs biens. La déchéance de nationalité, ça a une histoire ».  Pr...

La déchéance de la nationalité de Malika El Aroud : d’un centre pour illégaux à la résidence surveillée dans une maison au milieu de nulle part (première partie).

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Déchue de sa nationalité belge, Malika El Aroud (60 ans) a été arrêtée en octobre 2018. Enfermée d’abord dans une prison pour illégaux à Bruges, puis dans le Centre transit La Caricole, près de l’aéroport, elle se trouve maintenant dans une maison, seule et isolée, encore plus éloignée de sa famille qu’auparavant.  Légalement, les autorités n’avaient plus la possibilité de la détenir plus longtemps dans un Centre pour illégaux. Au lieu de la remettre en liberté (surveillée), en attendant la décision de la Cour européenne des droits de l’homme, elles ont décidé de la mettre dans une maison individuelle sous contrôle policière et de celui du Service des Étrangers.  Chaque jour (7/7) elle doit se présenter au bureau de police. Elle ne peut pas quitter le territoire de la commune. Pour vivre, elle reçoit des chèques repas (qu’on n’accepte plus partout, ne parlons pas de s’acheter une pair de chaussures ou un vêtement). Après 21 heures, elle ne peut plus quitter la ma...

Malika El Aroud, citoyenne belge et grand-mère de soixante ans, détenue depuis onze mois dans un Centre fermé[1] !

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par Luk Vervaet Ces dernières années, je suis devenu visiteur de quelques personnes détenues dans des centres pour réfugiés et des centres psychiatriques. Ces institutions totales, comme la prison, où on enferme celles et ceux dont on ne veut pas ou dont on ne veut plus. Il y a les réfugiés, qui n’ont rien fait d’autre que d’être sans papiers, un document d’identité nationale étant devenu la seule preuve que vous êtes un être humain et que vous existez. Et puis il y a ces détenus qui ont fini leur peine en prison mais qui n’ont pas la nationalité belge, et qui, même s’ils sont nés en Belgique et y ont passé leur vie, sont soumis à une double peine, celle de l’expulsion selon la nouvelle loi de février 2017. Et cela se fait par centaines. Il y a enfin les interné(e)s, qui ont commis des actes, parfois violents, à cause de leur maladie. J’en profite pour saluer les familles de toutes ces personnes, qui, elles aussi, se trouvent souvent seules et isolées, rejetées p...

Les tabous de la campagne électorale… (update)

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  Le racisme institutionnel tue, une affiche de 2009, toujours d'actualité Il y a quinze jours, Khadija Senhadji rédigeait une lettre au nom du Comité Free Ali demandant la position des têtes de liste des partis ( Didier Reynders (MR); Georges Dallemagne (CDH); François De Smet (Défi); Ahmed Laaouej (PS); Zakia Khattabi (Ecolo); Maria Vindevoghel (PTB), Dyab Abou Jahjah (Be.One) sur trois lois adoptées pendant la précédente législature.  Il s’agit de la loi du 20 juillet 2015 sur la déchéance de la nationali té pour les binationaux, de la loi du 24 février 2017 (dite « loi de déportation »), et de la loi du 9 mai 2018 qui a modifié le Code consulaire et prévoit que les Belges binationaux ne peuvent pas prétendre à l’assistance consulaire de la Belgique dans le pays de leur autre nationalité. À part le nouveau parti Be.one , aucun parti n’a répondu. Défi a fait savoir qu’ils étaient trop occupés. Comme le montre la réponse de Be.one, les questions posées sont pourt...

Affaire Luk Vervaet : pourquoi je refuse le jugement

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par Luk Vervaet, 17 janvier 2018   J’avoue.  Je fais partie de ceux et celles pour qui la prison est un mal. Elle disparaîtra comme notre moyen principal pour rendre justice, comme notre manière principale de régler les problèmes sociaux et les conflits. Tout comme les exécutions, les bâtonnades, les galères ou les bagnes ont disparu. Sa disparition fera partie de la naissance d’un autre monde, sans exploitation de l’homme par l’homme, sans inégalités, sans racisme.  Utopique ? Certes. Mais pas plus que ne l’étaient le « I have a dream » de Martin Luther King ou les luttes pour l’abolition de la peine de mort et de l’esclavagisme. En pleine conscience, cependant, que les politiques carcérales actuelles se dirigent exactement dans le sens opposé de cette utopie. Chacun, dans le secteur carcéral, travaille à partir d’une conviction, d’une inspiration qui peut être différente. En tant qu’enseignant dans les prisons, j’ai accompli mon travail de manière correcte, sa...