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Affichage des articles associés au libellé Didier Reynders

Ali Aarrass krijgt eindelijk erkenning

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  Op 10 april 2024 erkende het Spaanse Grondwettelijk Hof, met zes tegen vijf stemmen, de ontvankelijkheid van de klacht van Ali Aarrass over de schending van zijn grondrechten door Spanje en van zijn vraag om herstel en vergoeding. Volgens het Hof heeft Spanje de rapporten van de Verenigde Naties (VN) over Ali Aarrass genegeerd en heeft het land hem illegaal uitgeleverd aan Marokko. Als gevolg daarvan genoot Ali Aarrass niet van een bescherming door Spanje tegen foltering en onmenselijke of vernederende behandeling waaraan hij in Marokko werd onderworpen.  Volgens dit baanbrekende vonnis is dit een schending van artikel 7 van het Verdrag inzake de burgerrechten en de politieke rechten, dat in 1954 in New York werd ondertekend door vele landen, waaronder Spanje. Dit artikel stelt dat " niemand mag worden onderworpen aan foltering of aan wrede, onmenselijke of onterende behandeling of bestraffing ". Na twaalf jaar detentie, foltering en isolement is deze uitspraak een eer...

Dans l’affaire Ali Aarrass, la palme d’or de l’hypocrisie va à… Didier Reynders ! La consternation après le jugement de la Cour européenne des droits de l’homme

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  Le 30 septembre 2021, après quatre ans de procédure, la Cour européenne a rendu sa décision dans l’affaire Ali Aarrass contre l’État belge (Reynders). Il s’agissait « de savoir si l’État belge avait l’obligation positive de lui accorder son assistance consulaire pour empêcher le risque de mauvais traitement durant son incarcération au Maroc ». Dans sa décision, la Cour a choisi le camp de Didier Reynders, ancien ministre des affaires étrangères belge, devenu entretemps le commissaire européen à la Justice « avec pour mission les Droits fondamentaux et la défense de l’État de droit » Le commissaire Reynders a réussi à convaincre la Cour de son infatigable soutien à Ali Aarrass. Dans sa décision la Cour déclare que « les autorités belges ne sont pas restées passives ou indifférentes. Au contraire, elles ont, en pratique, à plusieurs reprises et notamment après l’ordonnance du président du tribunal de première instance de Bruxelles du 3 février 2014 (paragraphe 13 ci ‑ dessus), eff...

Abdelkader Belliraj, l’isolement carcéral tue à petit feu

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photo France24.com par Luk Vervaet, 3 octobre 2021 Samedi passé, la femme d’Abdelkader Belliraj a lancé un appel à l’aide après que son mari, incarcéré au Maroc, s’est effondré pendant qu’elle lui parlait au téléphone. «  J'entendais l'impact de la chute, le téléphone qui tombait, le bruit des gardes qui arrivaient vers lui, puis plus rien. Après plusieurs appels téléphoniques, j'apprenais qu'il avait perdu connaissance un moment, qu'il a été vu par le médecin ou l'infirmière de la prison et qu'il est revenu à sa cellule  ». Et elle ajoute «  Je retire de nouveau la sonnette d'alarme sur l'état de santé de mon mari qui se dégrade de jour en jour sous un silence incompréhensible de la part de ceux qui sont sensés défendre le dossier. L'urgent pour le moment est que mon mari soit ausculté par un vrai médecin qui demande un bilan de santé complet. Mon mari est complètement carencé vu la malbouffe de la prison. Notre avocat au Maroc, Maitre el jama...

Covid-19 et binationaux : le racisme d’État, sans masque

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Devant le palais de justice à Bruxelles, janvier 2016  Pendant douze années, manifestations, pétitions, grèves de la faim, conférences, procédures en justice nationales et internationales, livres, bandes dessinées, chœur, etc. ont rythmé un combat sans relâche pour qu'Ali Aarrass soit considéré comme un citoyen belge et protégé en tant que tel par la Belgique. Et non comme un citoyen de seconde zone,  sous prétexte qu'il possède la double nationalité belgo-marocaine. Tout était là, avec Ali Aarrass, pour que la Belgique intervienne sans délai : il s'agissait d'un homme innocent (innocenté par le juge espagnol Balthazar Garzon), torturé (torture confirmée par Jan Mendez, le rapporteur de l'ONU), extradé par l'Espagne (contre l'avis du Comité des droits de l'homme). Il s'agissait d'un homme qui a fait sa vie en Belgique, il y a fait ses études, il y a travaillé et fait son service militaire, il s'y est marié, il y a ses attaches familial...

« La déchéance de la nationalité est une mesure fasciste », Rudi Vervoort, PS, ministre-président de la Région Bruxelloise. (Malika El Aroud – deuxième partie)

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Rudi Vervoort (photo Le dépêche du nord Maroc) Le 28 janvier 2015, le ministre président de la Région bruxelloise, Rudi Vervoort (PS), comparait la déchéance de la nationalité belge des binationaux condamnés pour des faits de terrorisme à une mesure du régime nazi.  Rudi Vervoort affirmait :  « La déchéance de nationalité, cela a toujours été une arme utilisée par les régimes extrêmes. Quand on voit Auschwitz, quand on voit que dans l'Allemagne hitlérienne, les premières lois qui ont été votées, ce sont les déchéances de nationalité pour les Juifs … » . Et encore : « La déchéance de nationalité, c’est une recette qui a été utilisée par les Allemands pour considérer que les Juifs n’étaient pas des citoyens à part entière. Le régime de Vichy a fait la même chose: les lois d’exception de Vichy, c’était aussi la déchéance de nationalité des Juifs français à qui on retirait tous leurs biens. La déchéance de nationalité, ça a une histoire ».  Pr...

Didier Reynders : ce que tout parlementaire européen doit savoir sur sa pratique des droits de l’homme

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Ali Aarrass torturé (image d'une vidéo montrée au tribunal de première instance de Bruxelles en 2014) La nomination de Didier Reynders en tant que commissaire européen à la Justice « avec pour mission les Droits fondamentaux et la défense de l’État de droit » est une gifle magistrale à toutes celles et tous ceux qui l’ont croisé sur le chemin de la défense des droits de l’homme en Belgique. À l’annonce de sa nomination, Didier Reynders, dont le nom a été cité dans des affaires comme le Kazakhgate, la loi sur la transaction pénale, la gestion des fonds libyens et, tout récemment, le blanchissement d’argent et de corruption au Congo, a déclaré : « L'Union (européenne) n'est pas uniquement un grand marché : il faut une surveillance des droits fondamentaux et de la séparation des pouvoirs, comparable à celle déjà appliquée aux finances  ». Commencer par aborder la question des droits de l’homme en prenant le libre marché et le monde financier comme référe...