Articles

Affichage des articles associés au libellé global war on terror

2001-2026, vingt-cinq ans de « guerre mondiale contre le terrorisme », le nouveau nom du colonialisme occidental

Image
  De l’Afghanistan à l’Iran, de Guantanamo à Maduro. Pas de fin en vue ? Ce qui s’est passé en 2001 relève de la préhistoire pour un jeune d’aujourd’hui, âgé de vingt ou trente ans. On ne peut pas en vouloir aux jeunes : ils ont déjà assez de mal à gérer la situation actuelle et le flot d’informations qui les submerge. Nos dirigeants leur ont également appris que les guerres à l’étranger – qu’ils appellent généralement des « conflits » – dans lesquelles l’Occident impérialiste est directement ou indirectement impliqué, ne doivent surtout pas être importées chez nous ; le prix de l’essence à la pompe et la sécurité du retour de nos touristes depuis les zones de guerre, voilà ce qui, pour nos médias, doit retenir notre attention. Pour le reste, nous ne pouvons rien y faire de toute façon.   Qui parle encore de la guerre contre l’Afghanistan qui a commencé il y a vingt-cinq ans, de la guerre contre l’Irak qui a suivi, chacune ayant fait des centaines de milliers de morts ? O...

2001-2026, vijfentwintig jaar “Global War on Terror”, de nieuwe naam van het Westerse kolonialisme

Image
Image: Midhun Puthupattu   Van Afghanistan tot Iran, van Guantanamo tot Maduro. Geen einde in zicht? Wat er in 2001 gebeurde behoort, voor een doorsneejongere die vandaag twintig of dertig is, tot de prehistorie. Men kan het de jonge mensen niet kwalijk nemen: ze hebben het al moeilijk genoeg met de situatie van vandaag en met de golf van informatie die hen overspoelt. Er is hen door onze bewindvoerders ook geleerd dat de oorlogen in het buitenland, conflicten noemen ze dat, waarin het imperialistische Westen rechtstreeks of onrechtstreeks verwikkeld is, vooral niet mogen geïmporteerd worden; de prijs van de benzine aan de pomp en of onze toeristen veilig uit oorlogsgebieden naar huis kunnen, dat is waar, voor onze media, onze interesse naartoe moet gaan. Aan de rest kunnen we toch weinig of niets doen.    Wie spreekt er nog over de oorlog tegen Afghanistan die vijfentwintig jaar geleden begon, over de oorlog tegen Irak die erop volgde, telkens met honderdduizend...

Avec Trump, le camp de torture de Guantanamo deviendra une prison pour 30 000 migrants

Image
 Le 11 janvier 2002, il y a exactement vingt-trois ans, George W. Bush, le président des États-Unis, ouvre le camp de prisonniers pour terroristes présumés sur la base militaire de Guantanamo Bay. Comme c'est le cas depuis des années, cet anniversaire de la prison la plus controversée au monde a été complètement ignoré, à l'exception de quelques militants, tels que les membres du comité Free Assange Belgique (1) Maintenant qu'il ne reste plus que quinze prisonniers (sur 790 à l'origine) à Guantanamo, le camp ne fait plus du tout parler de lui. À tort. Avant-poste du fascisme moderne La prison de Guantanamo Bay a été créée en dehors du territoire américain, sur l'île de Cuba, dans une zone sous occupation militaire américaine. Depuis la révolution de 1959, Cuba réclame en vain la restitution de cette partie de son territoire. L'installation à Cuba d'un camp de prisonniers pour des centaines de musulmans proclamait au monde que Guantanamo était une const...

« Tant que Gaza ne se révoltera pas, le monde ne fera rien », Michael Lynk (rapporteur de l'ONU sur la Palestine en 2019) (1)

Image
 Partie 3 : 7 octobre 2024, un an de soulèvement du ghetto de Gaza Je me souviens des rares fois où nous avons été reçus en délégation au cabinet du libéral Didier Reynders, alors ministre des Affaires étrangères, sur le cas d’Ali Aarrass.(2)  Nous y sommes allés pour plaider en faveur d'une intervention humanitaire minimale : une assistance consulaire de la Belgique pour ce Belgo-Marocain, accusé à tort de terrorisme, qui a failli mourir dans une prison marocaine. Et à chaque fois, les membres du cabinet tombaient du ciel lorsque nous leur parlions des piles de documents de l'ONU, des appels d'Amnesty et d'autres organisations de défense des droits de l'homme qui témoignaient noir sur blanc de la torture d'Ali Aarrass au Maroc. « Je n'en ai jamais entendu parler, nous ne le savions pas », affirmaient-ils. S'agit-il d'une pure hypocrisie ou d'une pure indifférence, qui sait ? Le fait est que tous ces rapports ont dû moisir quelque part dans un co...