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Affichage des articles associés au libellé conditions de détention

Nizar Trabelsi (partie 2), histoire d’une extradition illégale par la Belgique

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(photo, Nizar Trabelsi à son arrivée aux États-Unis, à la prison  Rappahannock Régional Jail à Stafford) Article paru dans le journal Kairos nr 64    https://www.kairospresse.be/   Le 13 septembre 2011, Nizar Trabelsi avait purgé l'intégralité de sa peine en Belgique. Il ne sera pour autant pas libéré. Au moment même où Trabelsi peut quitter la prison, on lui annonce qu’il doit prester quelques mois de prison supplémentaires pour des menaces proférées pendant sa détention et pour une amende non payée. C’est déjà exceptionnel. Ensuite, la justice belge change le motif de sa peine de prison prolongée. Cette fois, il doit rester en prison en attendant le jugement de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). Tant que la CEDH ne s’est pas prononcée sur la demande d’extradition par les États-Unis, Trabelsi restera en prison, déclare madame Turtelboom, la ministre de la Justice, dans la commission de la Justice du parlement belge : « En mars 2012 a commencé sa nouvel...

Mort d'un policier à Bruxelles : plus de police ou plus de soins ?

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 Dans la nuit du jeudi 10 novembre, un jeune policier a été poignardé à mort à Schaerbeek et son collègue gravement blessé. Ce genre de nouvelles ne peut que nous attrister. Repose en paix, Thomas. Sympathie et force à ta famille. Après la mort de son fils, son père a déclaré : « Notre famille est dévastée. Thomas était un être humain magnifique. Il a fait son travail du mieux qu'il a pu. Ce qui s'est passé ne doit pas donner lieu à la haine. Parce que c'est ce que Thomas a toujours combattu » (1). Respect.  Que s'est-il passé ? Selon les éléments dont nous disposons par les médias, les communiqués et les bureaux des procureurs, Yassine (32 ans) s'est présenté spontanément à un poste de police à Evere le jeudi 10 novembre au matin. Il a l'air confus. Il y déclare carrément qu'il déteste la police et qu'il va l'attaquer. Et surtout, (comme un vrai terroriste !), il leur demande de l'aider à ne pas le faire. Il demande à être admis en psychiatrie. ...

Il faut fermer la prison d’Anvers sur-le-champ

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  par Luk Vervaet  1973 Il y a près d’un demi-siècle, j’ai été enfermé pendant un mois à la prison de la Begijnenstraat, à Anvers. J'avais vingt ans lorsque j'ai fait connaissance avec un commissariat de police, puis avec une cellule dans les sous-sols du palais de justice d'Anvers, puis avec une cellule de prison, celle de la Begijnenstraat et enfin avec le tribunal. Jeune militant, j'avais rejoint une vingtaine d'autres personnes d'Alle Macht aan de Arbeiders (AMADA), organisation maoïste, dans la grève des dockers d'avril-mai-juin 1973 à Anvers et Gand, une grève dite sauvage, c’est-à-dire non reconnue par les syndicats. C'était la période « d’après mai 68 ». On cherchait un candidat pour être le porte-parole d'AMADA dans cette grève et c'est ainsi que je suis devenu l'homme au mégaphone. Cela allait conduire à mon arrestation et à mon emprisonnement, après un violent affrontement entre la police, les grévistes et les militants, le 14 ma...

Julian Assange, la guerre et le goulag américain (partie 1)

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La décision de la Cour suprême de Londres du 10 décembre 2021 n'a pas surpris. Sur la base des garanties américaines, deux juges ont annulé le verdict d'un tribunal inférieur qui empêchait l'extradition en janvier vers les États-Unis du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. La juge Vanessa Baraitser avait alors jugé que l'extradition d'Assange et son éventuel placement dans une prison à sécurité maximale (supermax) et/ou sous un régime de Mesures Administratives Spéciales (SAM) risquaient de le pousser au suicide, compte tenu de son état mental fragile. Sur l’essentiel, à savoir le droit de divulguer des documents classifiés sur le mépris de la vie humaine, la corruption, les mensonges et les innombrables crimes de guerre américains commis dans la guerre contre le terrorisme, la juge avait accepté la demande d'extradition américaine. Ce n'était donc qu'une question de report.  Sans le vouloir, le premier verdict représentait pourtant un aveu sans précé...