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Il faut fermer la prison d’Anvers sur-le-champ

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  par Luk Vervaet  1973 Il y a près d’un demi-siècle, j’ai été enfermé pendant un mois à la prison de la Begijnenstraat, à Anvers. J'avais vingt ans lorsque j'ai fait connaissance avec un commissariat de police, puis avec une cellule dans les sous-sols du palais de justice d'Anvers, puis avec une cellule de prison, celle de la Begijnenstraat et enfin avec le tribunal. Jeune militant, j'avais rejoint une vingtaine d'autres personnes d'Alle Macht aan de Arbeiders (AMADA), organisation maoïste, dans la grève des dockers d'avril-mai-juin 1973 à Anvers et Gand, une grève dite sauvage, c’est-à-dire non reconnue par les syndicats. C'était la période « d’après mai 68 ». On cherchait un candidat pour être le porte-parole d'AMADA dans cette grève et c'est ainsi que je suis devenu l'homme au mégaphone. Cela allait conduire à mon arrestation et à mon emprisonnement, après un violent affrontement entre la police, les grévistes et les militants, le 14 ma...

Mawda, qui a appuyé sur la gâchette ?

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   — © AP Photo/Kirsty Wigglesworth Fallait-il une peine plus sévère pour le policier qui a tué Mawda ?  Je pense que pour lui, comme pour n’importe quel être humain, vivre le restant de ses jours avec la mort d’une petite fille sur la conscience est déjà une chose terrible et une peine en soi. Je crois le policier quand il a déclaré « Si j’avais le pouvoir de remonter le temps. La mort d’un enfant c’est insupportable… La maman de Mawda m’a demandé ce que je ressentirais si je perdais un enfant. Je serais dévasté comme vous. Jamais je n’ai voulu ce qui s’est passé ». Je m’oppose encore plus à ceux qui trouvent que ce n’est pas le policier mais les parents meurtris de Mawda qui devaient être punis. Ou encore le chauffeur ou le passeur.  Dans notre société néo-libérale, tout est ramené à la responsabilité individuelle.  Tout se concentre sur le rôle d’un individu dans un incident précis : les individus responsables dans un drame particulier doivent être punis. Pun...

Mijn nieuw boek is uit : I can't breathe, de nieuwe adem van het verzet !

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  Uitgeverij Antidote - Éditions Antidote - Antidote Publishers  http://www.antidote-publishers.be Om het boek te bestellen, graag 13 euro op het rekeningnummer van Antidote :  IBAN : BE20 0004 2359 4956   BIC: BPOTBEB1XXX  met vermelding van uw postadres ! "Leven westerlingen echt in democratieën, met alle transparantie die daarbij hoort? Worden ze beschermd tegen misdaad en terreur door zorgvuldig handelende overheidsdiensten? Nu en dan moeten we twijfelen. Niet ver van onze nogal comfortabele huizen woedt vaak overdadige repressie: in het Amerika van Black Lives Matter, maar gaandeweg ook meer in Europa, ondanks grote verschillen. Voor het geringste misdrijf dienen geweld en gevangenis als oplossing – en soms ontbreekt het misdrijf, maar heeft iemand gewoon de foute huidskleur, herkomst, godsdienst. Dit alles en nog meer wordt in dit boekje uitgebreid gedocumenteerd, door een schrijver met een passie voor recht en gelijkheid. Luk Vervaet biedt ook hoop, ...

Twee kleuren, twee klassen : twee maten, twee gewichten.

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(photo osce) door Luk Vervaet en Nadine Rosa-Rosso  Op 5 december 2018 stierf Sanda Dia, 20, een student aan de KUL, Katholieke Universiteit van Leuven, aan de gevolgen van zijn "studentendoop" door studentenkring Reuzegom. Reuzegom is, zo kon men lezen in de pers, een elitaire club van Antwerpse studenten. Papa is deurwaarder, bankier, rechter van de rechtbank van eerste aanleg of hooggeplaatste in een Europese instelling. Ook lid, maar niet aanwezig bij de folteringen begaan tegen Sanda, is de zoon van de gouverneur van Antwerpen.  In het verleden had deze bende van gedegenereerde jongeren van het "Kaukasische type" al de kranten gehaald toen ze zichzelf filmden tijdens het “dopen”. Daarop was te zien hoe ze konijnen de keel oversneden of een varkentje Dettol lieten slikken voordat ze het, drie dagen later, door de kop schoten en zijn hart eruit rukten.  Na het overlijden van een mens (!), Sanda, worden achttien leden van Reuzegom naar de Raadkamer verwezen. Die z...

Deux peaux, deux classes, deux mesures

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  par Luk Vervaet et Nadine Rosa-Rosso Le 5 décembre 2018, Sanda Dia, 20 ans, un étudiant métis à la KUL, Katholieke Universiteit van Leuven, a succombé à son « baptême » organisé au sein du cercle étudiant Reuzegom, dans un local scout isolé.  Reuzegom, peut-on lire dans la presse, est un club élitaire, composé d’étudiants anversois, qui sont fils d’un papa huissier, banquier, juge du tribunal de première instance ou haut-placé dans les institutions européennes. Membre aussi, mais pas présent lors des faits commis contre Sanda, le fils de la gouverneure d’Anvers.  Par le passé, cette bande de dégénérés de « type caucasien » avait déjà défrayé la chronique quand ils se filmaient lors de baptêmes en train d’égorger des lapins ou de faire avaler du Dettol à un porcelet avant de lui tirer une balle dans la tête trois jours plus tard et de lui arracher le cœur.   Après la mort d’un homme (!), Sanda, dix-huit des membres de Reuzegom seront envoyés à la Chambre de con...