L'enlèvement de Nicolas Maduro et Cilia Flores vers le goulag américain
L'enlèvement de Nicolas Maduro et Cilia Flores, le samedi 3 janvier 2026, ressemblait à une publicité pour l'armée des États-Unis (USA). « Un spectacle télévisé avec tout ce qu'il faut », c'est ainsi que Trump a qualifié l'enlèvement lors d'une interview sur la chaîne d'information Fox. C'était d'ailleurs le but recherché. Le monde devait voir l'efficacité écrasante et mortelle des troupes américaines, l'humiliation de l'ennemi, les prisonniers qui ne sont plus des prisonniers, mais des trophées, exhibés entre les mains d'un vainqueur triomphant. Humilier et semer la peur, comme à l’époque coloniale, comme lorsque les États-Unis ont transporté en 2002 les premiers prisonniers enlevés vers Guantanamo : dans la soute d’un avion, une cagoule sur la tête, des écouteurs diffusant de la musique à plein volume, enchaînés les uns aux autres, vêtus d’une combinaison orange et d’une couche-culotte. L'enlèvement du président vénézuélien...