Message de solidarité aux prisonniers palestiniens, Bruxelles 17 avril 2021
Ce lundi 19 avril, le jury au procès du meurtre de George Floyd prononcera son jugement. I can’t breathe , je ne peux pas respirer, le cri répété de George Floyd est aussi le cri des 1 400 Palestiniens arrêtés, seulement depuis le début de cette année 2021. C’est le cri qui jaillit des prisons israéliennes où sont incarcérés plus de 4 500 prisonniers politiques palestiniens, en isolement total ou entassés dans des cellules surpeuplées. Quand j’ai interviewé Rasmea Odeh au festival An eye for Palestine, une résistante palestinienne qui a fait dix ans de prison avant d’être libérée lors d’un échange de prisonniers en 1980, elle m’a dit : « Parfois, quand les souvenirs de la torture me reviennent, je ne peux plus respirer, I can’t breathe ». I can’t breathe , la mort par la clé d’étranglement, c’est ce que vivent les prisonniers palestiniens : par la torture, la maltraitance, le négligence médicale, l’isolement de sa famille, mais aussi par les peines sans fin pour 543 d...