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Monsieur Reynders se sert des droits de l’homme pour justifier la barbarie

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par Luk Vervaet Le 10 janvier dernier, avec une cinquantaine d’ami(e)s, je participais à l’audience du procès en référé d’Ali Aarrass et de Farida Aarrass contre l’État belge, en la personne du Ministre Reynders. On n’y demandait pas que le Ministre fasse sortir Ali Aarrass de sa prison de Salée II, où il croupit injustement depuis quelques années. La demande était simplement d’obtenir une protection consulaire pour Ali, comme elle existe pour les Belges dits de souche. Et/ou, du moins, que le ministre s’assure régulièrement et positivement du bien-être physique et psychique de son ressortissant. Par la voie de ses avocats, monsieur Reynders a réaffirmé son refus catégorique d’assurer une protection quelconque pour Ali Aarrass qui – pour rappel- dispose de la nationalité belge depuis le 12 mai 1990, a fait son service militaire en Belgique et y a payé ses impôts comme t...

Interview dans Algérie Patriotique (http://www.algeriepatriotique.com/ 25 janvier 2014)

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Luk Vervaet à Algeriepatriotique : «L’extrême droite en Europe pousse sur une terre pourrie» Article | 25. janvier 2014 - 11:58 Luk Vervaet : «Nous sommes vraiment sur une piste de guerres à l’infini.» D. R.   Algeriepatriotique : Vous avez été au centre d’une grande polémique en Belgique concernant votre travail dans les prisons belges, pouvez-vous nous expliquer cette affaire ?   Luk Vervaet : Tout d’abord, je vous remercie pour votre invitation à cet entretien. Ce qui s’est passé, c’est que je donnais des cours de néerlandais dans les prisons bruxelloises, et aussi à la prison de Nivelles, et je précise qu’il n’y avait pas de remarque sur mon travail au niveau professionnel qui se déroulait bien autant avec les détenus qu’avec le personnel et la direction des prisons. Mais sur la base de l’administration générale des institutions pénitentiaires en Belgique, et en particulier son direct...

Face à la guantanamisation, mes vœux d'unité pour 2014

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Luk Vervaet Face au monde carcéral, nous luttons en ordre dispersé. Il n'est pas rare d'entendre des propos très durs, plaidant pour des peines plus lourdes ou incompressibles pour «  les vrais criminels  » ou «  les délinquants sexuels  » de la part d’une gauche qui prétend s'occuper du social. Mais on peut les entendre aussi dans les rangs des militants, engagés dans la solidarité pour les détenus politiques. L'absence de solidarité avec les prisonniers politiques ou accusés de terrorisme de la part de ceux qui s'occupent de l'humanitaire dans nos prisons, est aussi un fait marquant. La plupart du temps, le lien entre la situation dans nos prisons et la situation mondiale échappe à la réflexion. Les syndicats du personnel pénitentiaire ne se préoccupent que de leurs intérêts professionnels. Les intervenants sociaux dans les prisons préfèrent se taire, justifiant leur silence par «  mieux vaut notre présence en prison que rien du tout  ». La plupart...

Nouvelle méga-prison à HAREN : pour un moratoire sur la construction de nouvelles prisons !

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Ciné-débat « Prisons des villes, prisons des champs » Ce documentaire pose la question des nouvelles prisons souvent implantées hors des villes et concerne bien évidemment le projet de construction d'un nouveau complexe carcéral prévu à Haren ...

L’État belge empêche le mariage de Nizar Trabelsi, prévu pour le 23 septembre

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par Luk Vervaet 21 septembre 2013 Cette fois ci, tout était pourtant en ordre. Malgré tous les efforts et pressions du parquet fédéral de présenter, sans aucune preuve, l'intention de Nizar Trabelsi de se marier comme une nouvelle « opération terroriste » 1 , la commune d'Ittre avait tenu bon. Fin août 2013, après plus de deux ans de combat au niveau administratif en Belgique, en Allemagne et en Tunisie, les démarches pour pouvoir se marier légalement en Belgique, avaient enfin abouti. Tous les documents étaient en ordre. La commune d'Ittre, responsable pour les mariages dans la prison se trouvant sur son territoire, avait donné son accord pour que le détenu Nizar Trabelsi puisse se marier. L'officier de l'État civil avait accepté de célébrer le mariage à la prison et non à la maison communale. La commune s'était mise d'accord avec la prison pour la date de la cérémonie, fixée au 23 septembre à 10 heures. En tant qu'...

Agir face à la prison (lundi 21 octobre 19.30h, Festival des Libertés, Bruxelles)

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Agir face à la prison Festival des Libertés, lundi 21 octobre 2013 à 19.30h, Théatre National, entrée libre. SOURCE Les effets néfastes de la prison sont connus de tous et pourtant ils ne cessent de perdurer et de s’aggraver. Quelle place prend la prison dans la cité ? Comment réagissons-nous face à sa présence et à ses effets ? Quelles sont les limites de nos actions et comment dépasser ces limites ? Quelles formes donner à l’engagement au regard des luttes politiques et juridiques que nous transmet l’histoire ? Conférence introductive par : Jean Bérard (historien, coauteur de 80.000 détenus en 2017 ? Réforme et dérive de l’institution pénitentiaire ) et Philippe Mary (criminologue, ULB, auteur de Les enjeux contemporains de la prison ). Suivie d’éléments de conférence gesticulée avec Benoit David (Ban Public), Clémence Michoux (Genepi), Luk Vervaet (Association des Familles & Ami(e)s des Détenu(e)s) et avec la complicité du public et de nombreux ac...

Affaire Belliraj : Human Rights Watch réclame la libération des 17 détenus toujours en prison (Rapport juin 2013)

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    par Luk Vervaet Les rapports sur la torture, infligée aux inculpés dans les procès politiques au Maroc, se suivent et s’entassent. En 2012 Juan Mendez, le rapporteur spécial de l’ONU contre la torture, a fait son rapport sur la torture au Maroc et sur le cas d’Ali Aarrass en particulier. Juan Mendez prouve que des traces physiques et psychologiques liées à la torture ont bien été constatées . En avril 2013, l’organisation Alkarama adresse le même message au Comité contre la torture de l’ONU. Première européenne en mai 2013, quand deux détenus franco-marocains, Adil Lamtalsi et Mostafa Naïm, sont transférés vers une prison en France pour y finir leur peine. Devant la justice française, les deux détenus portent plainte contre le Maroc pour avoir subi dans ce pays une arrestation sans mandat, des aveux extorqués sous la torture, suivis d’une condamnation.  Juin 2013. Un rapport de Human Rights Watch (HRW) met à nouveau en cause les tortionn...